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Les plus belles créations des chocolatiers et pâtissiers parisiens pour fêter Pâques à Paris comme il se doit !
Chaque année, Pâques est l’occasion pour les chocolatiers et pâtissiers parisiens de rivaliser d’imagination pour créer des douceurs en chocolat. Des créations classiques aux créations plus insolites, les maisons parisiennes régalent les yeux et les papilles !
Incarnation de l’excellence à la française, le chef Alain Ducasse, l’un des plus étoilés au monde, aime relever de nouveaux défis. Lorsqu’il décide de se pencher dans l’univers du chocolat, comme tout ce qu’il touche, il vise l’excellence en s’entourant des meilleurs artisans et produits. Avec sa marque dédiée, lancée en 2013, il crée des chocolats d’une pureté absolue, un mélange de raffinement et de puissance, toujours dans l’équilibre, sans fioritures ni compromis, avec le moins de sucre possible. Son engagement va bien au-delà du goût : Militant du geste d’artisan, il est seul chocolatier-torréfacteur à grande échelle à Paris, où il a installé ses deux manufactures de chocolat. Chaque semaine des sacs de jute remplis des précieuses fèves arrivent d’une quinzaine d’origines différentes. Il a racheté des machines mécaniques anciennes qui trient, torréfient, concassent, broient, conchent la fève de cacao. Les chocolats sont ensuite fondus, moulés et emballés sur place. Un travail d’orfèvre, de la fève au bonbon, qu’on peut apercevoir derrière les baies vitrées des boutiques rue de la Roquette et des Grands-Champs. Crus d’exception ou pralinés, tout est à tomber. En boutique, l’accueil est celui d’un grand hôtel, avec dégustation et conseils à la clé. Il a été l’un des premiers à imaginer un packaging en carton, léger et réutilisable. Son design de pièces facettées et graphiques, imaginées par le directeur artistique Pierre Tachon, est devenu une signature, là aussi, unique. Cette créativité et exigence lui a valu d’obtenir le label EPV ("Entreprise de Patrimoine Vivant"), qui récompense les entreprises françaises au savoir-faire artisanal d’excellence.
Chocolats Alain Ducasse
40 rue de la Roquette, Paris 11e
64, rue des Grands Champs, Paris 20e
Originaire de Normandie, petit-fils de producteur laitier, Maxime Frédéric confie avoir « du lait » qui coule dans les veines… Chef pâtissier de l’hôtel Cheval Blanc Paris, il prolonge son univers gourmand de l’autre côté de la rue du Pont-Neuf, au sein de la Chocolaterie cachée au premier étage de l’espace LV Dream. Passé par Le Meurice et le Four Seasons Hotel - George V, auteur de la pâtisserie Pleincoeur, il a été sacré Meilleur chef pâtissier par le guide Gault & Millau en 2022 et Meilleur pâtissier du monde par le World’s Best Pastry Chef en 2025. Des récompenses bien méritées pour l’un des pâtissiers les plus doués de sa génération. Chez LV Dream, on déambule entre le gift-store Louis Vuitton (maroquinerie, accessoires, bijoux, parfum, publications, etc.), les expositions temporaires et le café éponyme : la chocolaterie se dévoile entre la Seine et la Samaritaine, dans un décor d’inspiration industrielle, entourée de plantes tropicales et d’objets design de la prestigieuse marque française. Le comptoir curviligne en chêne naturel présente ces irrésistibles créations, entouré de malles LV empilées, transformées en mobilier et parsemées de douceurs. Les chocolats reprennent les codes et l’héritage graphique de la maison dans de sublimes écrins safran : tablettes en forme de Damier ou de malle miniature, bonbons Monogram, guimauves en chocolat à l’effigie de Vivienne, la mascotte de la marque. Ici, le savoir-faire artisanal fait écho à celui du malletier : tout est confectionné à la main, avec des arômes simples, mais toujours subtils et équilibrés. A ne pas rater : les fabuleuses pâtes à tartiner, son coffret Signatures, son cake marbré, plus les collections éphémères. Fidèle à ses racines, Maxime Frédéric utilise des produits issus de sa ferme familiale, notamment les œufs et les noisettes, perpétuant l’histoire d’un artisan qui excelle à la capitale… comme Louis Vuitton avant lui. Avec son aura de maison de luxe, Louis Vuitton aurait pu se contenter d’accoler un logo sur ses chocolats. Elle a choisi au contraire d’affirmer une véritable exigence artisanale et signe l’un des chocolats les plus remarquables de Paris.
Chocolats Maxime Frédéric - Louis Vuitton
2, rue du Pont-Neuf, Paris 1er
Il figure parmi les arrivées les plus récentes du paysage chocolatier parisien : En 2021, le chef étoilé Yannick Alléno bouscule le genre en ouvrant sa chocolaterie. Créée avec le pâtissier Aurélien Rivoire – qui a depuis pris son envol – l’aventure repose sur une approche inédite : envisager le chocolat comme un produit gastronomique, à la croisée de deux regards, celui d’un chef et d’un pâtissier. Textures, saveurs, formes, tout est surprenant, y compris ce qui ne se voit pas : le sucre raffiné a tout simplement disparu et est remplacé par de l’eau de bouleau et un extrait d’écorce de bouleau, au pouvoir sucrant naturel, à l’indice glycémique particulièrement bas. Dans les « confits de fruits », qui eux aussi réinventent le genre, c’est le sucre naturel du fruit qui est utilisé, rien de plus. Il faut goûter au moins une fois dans sa vie la gousse de vanille en chocolat, garnie d’un caviar de vanille ; ou ces tablettes chocolatées aux grands vins (Champagne, Côte-Rôtie, Chambertin, Cognac, etc.) développées en collaboration avec des sommeliers. Autre signature maison, les Trèfles Sauciers incarnent ce travail de recherche gastronomique pour une quintessence de saveurs : des bonbons qui évoluent au fil des saisons, garnis d’une sauce chocolatée obtenue par des méthodes d’extraction, de fermentation et de cryoconcentration. Rien ne se perd ici dans la fève de cacao : on retrouve la coque dans le praliné, le mucilage en tablette et les extractions d’enveloppes de cacao dans les ganaches. Sans additifs, élaborés dans un laboratoire situé à Choisy-le-Roi, ce chocolat s’impose comme l’une des grandes signatures parisiennes, présenté dans des boutiques pour esthètes, tout en marbre et en douceurs.
9, rue du Champs de Mars, Paris 7e
25, rue du Vieux-Colombier, Paris 6e
Galeries Lafayette Le Gourmet, rez-de-chaussée
Figure majeure et incontournable du chocolat français, Jean-Paul Hévin incarne l’excellence à la française. Sa philosophie : ne pas dénaturer la matière première. Formé auprès de Joël Robuchon, il découvre à ses côtés le monde de la gastronomie. En 1986, il décroche le titre de MOF pâtisserie-confiserie, avant de lancer sa propre marque. Il explore le chocolat sous toutes ses formes, avec une précision d’orfèvre, travaille avec les plus grands torréfacteurs, de Nicolas Berger à Franck Morin. Chaque année, ses collections suivent un thème, comme un fil d’Ariane. Pionnier de la chocolaterie pensée comme une bijouterie, il y décline tablettes de grands crus, rochers, bonbons de chocolat, pâtisserie, cakes de voyage et gâteaux d’anniversaire, chocolat en poudre, macarons et glaces en un même lieu. Star au Japon, où il est adulé, il exporte près de 60% de ses créations en Asie. Jean-Paul Hévin est aussi un homme engagé : il a cofondé au Cameroun un centre d’excellence de la fève de cacao avec la coopérative, à qui il a donné son nom, Hévin-Nkolossang (du nom du village), garantissant la traçabilité du produit, limitant les intrants et améliorant les conditions de travail des producteurs. Célèbre pour ses ganaches d’une finesse absolue et à la palette infinie, il ose aussi inventer des créations surprenantes, comme ses chocolats aux fromages. Quels que soit ses goûts, c’est une expérience à vivre !
8 adresses à Paris et un corner au Lafayette Gourmet
Dans le jeu des 7 familles de chocolatiers parisiens, Patrick Roger, incarne l’artiste absolu. Pour lui, le chocolat est une matière à part entière : inspirante, brute, charnelle, qui pousse à toujours plus d’audace. Dans ses boutiques (celles de Saint-Sulpice et Madeleine ont une galerie à l’étage, en accès libre) ou dans son atelier à Sceaux, on découvre ses sculptures monumentales en chocolat, qui bousculent tous les codes de la profession – et se muent parfois en œuvres pérennes en bronze, elles aussi proposées à la vente. Radicalement singulières, ses boutiques ne ressemblent à aucune autre. Inspirées par son inclination pour l’architecture, elles mêlent métal, bois et verre et prennent des allures de galeries d’art contemporain. Champion du monde de chocolat en 1994, Meilleur Ouvrier de France, Patrick Roger, personnalité hors norme, passionné et passionnant, profondément amoureux de la terre, aime surprendre, faire frissonner, sortir de sa zone de confort, voire provoquer. On pense évidemment à sa 500 Sexbar, 32 grammes de chocolat en barre, miel, amandes et noisettes… à déshabiller. Parmi ses créations emblématiques, figure la demi-sphère en chocolat, garnie de caramel-citron vert, miel, citron-menthe, etc. Brillante, au sens propre comme au figuré, à l’image de son univers créatif. Ses coffrets sont conçus comme de véritables itinéraires de dégustation, imaginés et orchestrés comme un menu gastronomique.
Chocolats Patrick Roger
7 adresses à Paris, une à Sceaux et une à Saint-Germain-en-Laye
Référence parisienne par excellence, membre du comité Colbert, La Maison du Chocolat incarne depuis près de 50 ans un certain art de vivre pour hédonistes raffinés. Fondée en 1977 par Robert Linxe, elle a posé les bases d’un chocolat d’auteur, élégant, précis, toujours gourmand. Avec ses codes feutrés et son accueil personnalisé, la maison a su installer le chocolat dans l’univers du luxe. En son temps, son fondateur s’était inspiré des créateurs de mode, de Coco Chanel à Christian Dior, en passant par Pierre Balmain. Aujourd’hui sous la direction créative de Nicolas Cloiseau, Meilleur Ouvrier de France chocolat 2012, La Maison du Chocolat s’appuie sur une équipe de 35 chocolatiers dans ses ateliers de Nanterre, pour perpétuer cet esprit d’excellence. Ensemble, ils réinventent sans cesse l’univers du chocolat, grâce à des collaborations artistiques, une quête d’excellence et une créativité sans bornes. L’assemblage de chocolats, noirs en particulier, reste une signature de la maison. Surnommé le « sorcier de la ganache », Robert Linxe serait fier de voir les créations modernes, comme ces chocolats parfumés aux légumes ou au caviar. La Maison du Chocolat décline cette matière première sous toutes ses formes : bonbons, pâtisseries délicates, dans des coffrets soignés à collectionner.
10 boutiques à Paris, plus les aéroports d’Orly et de Roissy.
Fondée en 1761, A La Mère de Famille est bien plus qu’une chocolaterie : c’est une véritable institution parisienne. Dans ses boutiques, le temps s’est arrêté. En poussant la porte de la boutique historique, sur le faubourg Montmartre, on plonge dans une caverne d’Ali Baba emplie de chocolat, délicieusement rétro, chaleureux et foisonnant, où les étals débordent de douceurs et donnent envie de tout goûter. Elles sont à l’image de la famille propriétaire, les Dolfi, qui ont repris cette vénérable maison en 2000. Celle-ci veille avec passion à faire vivre et transmettre ces savoir-faire chocolatier, pâtissier, confiseur et glacier. De grands classiques y côtoient des créations maison : rochers pralinés au chocolat noir, guimauves ultra-régressives, papillotes, craques au caramel blond, mendiants garnis de fruits secs… Tout est fait pour éveiller la gourmandise. De la cabosse au bonbon de chocolat, la maison revendique une profusion joyeuse, constamment renouvelée grâce à une fratrie d’entrepreneurs créatifs. Pour preuve, la création du podcast de la maison, « L’heure du goûter » (disponible sur Apple Podcasts, Amazon Music, Spotify et deezer) ou encore de sa boutique de sa collection de souvenirs parisiens réalisée avec « Giftshop » (teddy, t-shirt, casquette, skate, vélo cargo, etc.) ultra-cools et ultra-désirables.
Chocolats A La Mère de Famille
35, rue du faubourg Montmartre et 16 autres boutiques à Paris
Nouvelle adresse gourmande parisienne imaginée par la superstar de la pâtisserie Cédric Grolet, cette chocolaterie pas comme les autres plonge le visiteur dans un univers résolument régressif. Fontaine de chocolat géante au mur (juste pour les yeux !), arbres géants aux branches garnies de fèves de cacao surdimensionnées, bande-son digne d’un film d’aventure… Cédric Grolet surprend, émerveille, provoque inlassablement cet effet wow à chaque nouveau projet. Surprise : les boites de chocolats arrivent comme par magie via de petits ascenseurs transparents… MOF Pâtisserie 2015, pâtissier du Meurice à Paris et des Airelles à Val d’Isère et Saint-Tropez, il célèbre ici le chocolat comme une matière d’émotion qui nous fait retomber enfance. Inspiré par le monde imaginaire de Charlie et la chocolaterie, l’adresse se veut être une véritable expérience gourmande pour grands et (surtout) petits. Les chocolats, fabriqués dans son laboratoire de Nanterre, sont disposés directement sur le comptoir, sous nos yeux, pour mieux susciter l’envie... Et ce n’est pas l’envie qui manque ! Pralinés, mendiants, guimauves, orangettes, pâte à tartiner ou fleurs d’Opéra, biscuits ou cakes, tout fait saliver. Les bonbons de chocolat – tous déclinés en chocolat au lait, noir et blanc - adoptent une forme ludique qui reprend l’esprit des fameux trompe l’œil du pâtissier : cacahuète, noisette, pécan, coco, amande, ce qui donne au gourmand l’avantage de savoir immédiatement ce qu’il se met sous la dent. Le packaging, quant à lui, sans plastique et fabriqué en France, arbore naturellement la couleur… chocolat !
33, avenue de l’Opéra, Paris 2e
Chocolaterie artisanale et indépendante, Gilles Cresno place l’exigence constante du goût au cœur de son travail. Formé dans sa région natale, en Vendée, avant d’arriver chez Ladurée, Pierre Hermé, à La Maison du Chocolat, puis chez Rémy Henry à Colombes, le chocolatier se spécialise dans les ganaches, pralinés, rochers et tablettes. Son atelier-boutique, ouvert à Rueil-Malmaison en 2003, privilégie des ingrédients bruts de grande qualité, avec une fabrication quotidienne sur place, dans l’atelier, au pied du Mont-Valérien : amandes valencia, noisettes du Piémont, chocolats grands crus Valrhona. Parmi ses créations, on retrouve une pâte à tartiner aux noisettes et des bouchées gourmandes, des macarons et des glaces en saison. Gilles Cresno repense le packaging avec son sachet de rochers au praliné pratique à emporter et à grignoter partout. La maison a été distinguée à plusieurs reprises, notamment par le premier prix du « Meilleur Chocolat artisanal de la ville de Paris et Ile de France », en 2006.
63, rue Gallieni, 92500 Rueil-Malmaison
10, rue Vaillant-Couturier, 92500 Rueil-Malmaison
CC Leclerc Mont-Valérien, 92000 Nanterre
Fondée par Patrice Chapon en 1986, la maison Chapon est reprise par Cédric Taravella en 2022, déterminé à perpétuer son exigence artisanale tout en développant la marque composée d’un univers onirique et d’une approche engagée du cacao. La maison collabore avec plus de 20 plantations agroforestières à travers le monde, travaillant des fèves rares et précieuses, produites en petite quantité, sans intrants chimiques, dans le respect de la faune et de la flore. Chaque origine est sélectionnée pour sa singularité aromatique et son mode de culture vertueux. La démarche bean to bar, de la fève à la tablette passe par les ateliers de Chelles, où les fèves sont torréfiées puis longuement conchées. Aucun ingrédient superflu n’est ajouté : ni lécithine, ni arômes artificiels, afin de laisser le cacao dans son plus simple appareil. Découvrir la boutique est une expérience sensorielle : l’œil est immédiatement attiré par le mur recouvert de plus de 50 tablettes de chocolat pour tous les goûts (noir, lait, blanc), des grands crus aux collections éphémères. Mais voici que le bar à mousse nous fait de l’œil : une palette de mousses chocolatées y est servie en cornet à emporter, voire à partager, si on décide de partir avec tout le bol pâtissier. En été, place aux glaces aux cacaos rares. On y vient aussi pour ses bonbons de chocolat, ses pâtes à tartiner et ses créations saisonnières, au packaging coloré. Collectionneurs de saveurs ou amateurs curieux, Chapon s’impose comme une adresse patrimoniale de référence pour explorer, toujours plus l’infinie richesse du cacao.
Chocolaterie Chapon
8 boutiques à Paris, plus Nogent-sur-Marne, Meaux, Courbevoie, au Perreux-sur-Marne, Lagny-sur-Marne, Chelles, Saint-Germain-en-Laye, Levallois, Boulogne-Billancourt, Puteaux et Versailles.
Fondée en 1852, la maison est l’un des plus anciens confiseurs de Paris. Chocolatier depuis les années 1950, Fouquet incarne une maison parisienne d’une élégance intemporelle, portée par la cinquième génération de la famille Chambeau. La maison est distinguée par le label EPV (Entreprise du Patrimoine Vivant), délivré par l’état, symbole de l’excellence artisanale française. Le nom Fouquet, qui signifie « écureuil » en dialecte angevin, explique l’emblème historique de la marque. Aujourd’hui encore, tous les produits sont fabriqués artisanalement et selon des recettes traditionnelles dans les ateliers parisiens. La spécialité de la maison ? Le praliné à l’ancienne. Noisettes, amandes et pistaches y sont torréfiées, caramélisées en chaudron de cuivre puis broyées lentement. Les grands crus de cacao, rigoureusement sélectionnés, se déclinent en ganaches, bouchées au praliné, tablettes, pâtes à tartiner ou encore guimauves chocolatées. Côté matières premières, l’exigence est absolue : noisettes du Piémont, amandes valencia, pistaches de Grèce pour les pralinés, et grands crus de cacaos issus des plus belles plantations du monde. Marques responsable, Fouquet est membre du collectif Chocolatier Engagé, œuvrant pour une récolte de fèves de cacao éthique et durable.
Chocolats Louis Fouquet
4 boutiques à Paris et un corner aux Galeries Lafayette-Le Gourmet
Fabricant de chocolat depuis 1800, la maison Debauve & Gallais fait revivre à elle seule une page entière de l’histoire de France. Elle a été fondée par Sulpice Debauve, pharmacien officiel de Louis XVI, à une époque où, à Versailles, le chocolat, est une nouveauté exotique qui se consomme essentiellement en boisson. Il conseille à la reine Marie-Antoinette, souffrant de migraines, de consommer ses médicaments avec du cacao et du lait d’amande pour mieux faire passer la pilule. Fort du succès de ce « chocolat de santé », Debauve ouvre en 1800 sa première chocolaterie à Paris avec son neveu, Jean-Baptiste Auguste Gallais. La maison devient fournisseur de la cour impérial puis royale, de Napoléon 1er à Louis XVIII, Charles X et Louis Philippe 1er. Ouverte en 1819, la boutique de la rue des Saints-Pères, a conservé des airs d’officine du XIXème siècle, avec ses vitrines classées monument historique et son mobilier d’apothicaire en bois. Parmi les inventions incontournables de la maison, les Croquamandes – amandes caramélisée enrobées de chocolat noir- créées pour Napoléon, ou encore le chocolat Eclair, une préparation instantanée, médaille d’or à l’exposition d’Anvers en 1878, désormais déclinée en palets. La signature de la maison repose sur une utilisation limitée du sucre, des fèves rigoureusement sélectionnées et des recettes intemporelles : pistoles frappées de blason, bonbons de chocolat, pralinés, ganaches, tablettes, etc. Le packaging coloré et soigné reprend, lui aussi, avec élégance, les codes du XIXème siècle.
Chocolats Debauve & Gallais
33, rue Vivienne, Paris 2e
30, rue des Saints-Pères, Paris 7e
Originaire de Lyon, Julien Dechenaud a été formé auprès de grands noms tels qu’Alain Ducasse, Patrick Roger et Jean-Paul Hévin, où il a appris l’exigence et la maitrise de techniques d’exception. On dit que la pomme ne tombe jamais très loin de l’arbre : Julien Dechenaud est fils de chocolatier-pâtissier et poursuit une quête constante de précision des saveurs. Sa démarche bean to bar, de la fève à la tablette, lui permet de contrôler chaque étape de fabrication, tout en restant fidèle aux terroirs et aux producteurs soigneusement sélectionnés : noisettes du Lot-et-Garonne, amandes de Provence, beurre AOP, qui se mêlent à un chocolat d’une richesse aromatique remarquable, toujours en quête de pureté des saveurs, résultat un chocolat riche en saveurs, mais traçable. Sa « Chocothèque », déclinée d’une bibliothèque gourmande, se distingue par un packaging élégant et des collections aux origines variées – Brésil, Philippines, Madagascar – pour des bonbons de chocolat et pralinés aux saveurs originales : ganache vanille ou yuzu, sarriette, fève de tonka, jasmin, poivre de Timut ou mousse caramel. Chocolatier ET pâtissier, passionné et exigeant, il ajoute à sa gamme des créations pâtissières (cookies géants, cakes, financiers) et des pièces uniques pour les célébrations au fil de l’année.
Boutique Paris 12e
16 rue Rendez-Vous, 75012 Paris
Boutique Paris 11e
11 rue Paul Bert, 75011 Paris
Boutique Gare de Lyon
Paris Gare de Lyon, Pl. Armand, Hall 3, 75012 Paris
Boutique Vincennes
32 rue Robert Giraudineau 94200 Vincennes
Ancienne avocate, passionnée par le patinage artistique, Jade Genin choisit de quitter la voie du droit pour suivre l’appel du chocolat en 2022… Il faut dire qu’il fait partie de son ADN. Son papa, le célèbre Jacques Genin, a ouvert la voie en revisitant les codes du chocolat (ses boutiques sont au 133, rue de Turenne, Paris 3e et 27, rue de Varenne, Paris 7e), tant esthétique que gustatif. Jade, elle, s’est installée entre l’opéra Garnier et le Louvre. Dans sa boutique pensée comme une joaillerie contemporaine, un espace minimaliste et immaculé parsemé de touches dorées, place aux chocolats ! On ne voit qu’eux. Jade Genin travaille la matière comme une artiste – sur place, son atelier est juste derrière la boutique -, jouant avec les reflets, les couleurs, les surfaces, le mat et le brillant. Sa signature emblématique : des chocolats sculptés, répliques de la pointe de l’obélisque de la Place de la Concorde, baptisées les Pyramidions. Chaque face capte et reflète la lumière, à l’image de leur écrin doré. Les ingrédients sont naturels, le sucre discret – voire absent -, toujours au service du produit. Les créations se déclinent autour de saveurs inédites et innovantes, d’infusions d’épices, de fleurs ou d’eau de mer, avec une pointe d’audace et de fantaisie. Rare femme dans ce métier, Jade Genin a réussi à créer une maison moderne et singulière, qui lui ressemble.
Chocolats Jade Genin
33, avenue de l’Opéra, Paris 2e
Cette chocolaterie artisanale est la plus petite fabrique de chocolats à Paris : tout se joue dans un atelier d’à peine 14m2, où les chocolats sont réalisés sans arômes artificiel, sans additifs ni lécithine. Les fèves de cacao, éthiques et équitables, sont issues de l’agroforesterie, dans une démarche respectueuse des hommes et de la nature : Cette année, elles ont été sélectionnées, en bio, sur l’ile de Principe, au nord de Sao Tome, en Afrique. Marc Chinchole, qui est passé notamment par de grandes maisons parisiennes, comme La Maison du Chocolat et Chapon, défend une philosophie bean to bar, de la fève à la tablette, avec un savoir-faire artisanal et authentique. La production est réalisée en live dans un atelier ouvert sur la boutique en plein cœur du vieux Paris, permettant aux clients d’observer le chocolatier à l’œuvre. Auréolé du label « fabriqué à Paris » en 2019, Marc Chinchole propose notamment des tablettes parsemées de fruits secs (dattes, noisettes, écorces de citron confit, pistaches), façon mendiant, et des tablettes personnalisables sur commande. Et pour ceux qui n’ont plus envie de quitter les lieux, les ateliers découverte (fabrication, dégustation, etc.) sont un bon moyen d’en savoir un peu plus sur le métier.
Chocolats L'instant Cacao
3, rue des Petits-Champs, Paris 1e