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Tout juste arrivé au palace il y a quelques mois, le talentueux pâtissier Maxence Barbot signe ici sa première bûche pour l’hôtel. Inspiré des sapins qui illuminent le jardin à la française de cette belle adresse, cette sculpture de chocolat graphique est aussi succulente. Au menu : mousse au chocolat noir intense 65% de Madagascar torréfié par le maitre parisien en la matière, Nicolas Berger, référence absolue pour tous les pâtissiers de France. La bûche est agrémentée d’un crémeux à la vanille grillée de Tahiti, de caramel aux fleurs de mélilot et d’un cœur acidulé au gel de mucilage (la pulpe de la fève de cacao), le tout recouvert de chocolat au lait sur une base en croustillant des gavottes, au chocolat et à la fleur de sel.
Timothy Lam a repris la pâtisserie du palace après avoir travaillé aux côtés de Maxence Barbot, désormais au Bristol Paris. Il a œuvré auprès des plus grands pâtissiers au Peninsula, au Jules Verne, en passant par Le Crillon et le Bristol Paris. Il signe ici sa première bûche pour la prestigieuse adresse perchée sur la colline d’Iéna. Pour ce faire, il s’est inspiré de la fleur de la Bauhinia - plus connu sous le nom d’arbre à orchidée - emblème de Hong-Kong, qui a aussi donné son nom au restaurant sous la jolie verrière de l’hôtel. En trois dimensions, il a décliné la vanille à tous les étages : du biscuit moelleux aux grains de vanille, à la confiture de lait à la vanille, mais aussi dans ce crémeux vanille légèrement torréfiée, dans une mousse aérienne, et finalement sur un croustillant vanillé à la base. Le tout est recouvert d’une fine coque de chocolat blanc à la vanille, bien-sûr !
Le pâtissier du palace, Michael Bartocetti, prépare parmi les desserts les plus exceptionnels de la capitale, tout au long de l’année. Pour Noël 2025, il a été inspiré par la saison hivernale et son manteau blanc qui recouvre une bûche sur laquelle seraient tombées de petites roses de Noël. Un trompe-l’œil somptueux, et une véritable sculpture à la texture veloutée. L’entremets laisse découvrir de douces notes de vanille, un croustillant de chocolat noir et gianduja à la fleur de sel, mais aussi un biscuit à la fleur de Cazette de Bourgogne (autrement dit, noisettes), une bavaroise vanille, une crème brûlée vanille et caramel noisette - caviar de vanille.
Chaque hiver, la patinoire du Plaza Athénée s’installe dans la cour jardin de l’hôtel. Pour la première fois, Angelo Musa - qui est aussi Meilleur Ouvrier de France - et Élisabeth Hot, les pâtissiers de l’hôtel, la déclinent en gourmandise de fête baptisée : la patinoire du Plaza Athénée. Dans cet entremets plein de surprise, les barrières sont en chocolat noir 70% de cacao. Le gâteau, lui, est composé d’un croustillant de noix de pécan en guise de base croquante, d’un biscuit moelleux et de caramel au miel de bruyère Erica des Pyrénées Atlantiques (au parfum de cerise confite et citronnée), d’éclats d’agrumes confits et d’une mousse parfumée au citron.
À l'Hôtel de Crillon, célèbre palace avec vue sur la place de la Concorde, les fêtes de Noël sont sacrées : le pâtissier Matthieu Carlin y prépare des merveilles que l’on peut déguster au petit salon de thé, Butterfly Room, qui se cache dans l’hôtel - accès direct par le 6 rue Boissy d’Anglas - décoré de papillons en hommage à l’œuvre de Damien Hirst. Sa bûche de Noël est l’une de nos préférées cette année : d’abord parce que c’est une vraie réplique miniature de l’hôtel et ensuite car elle est d’une finesse absolue, composée d’une mousse vanille de Madagascar, d’un croustillant praliné amande et spéculoos, d’une compotée de pommes et d’un biscuit moelleux. Mais, avouons-le, une fois sur place, il est tentant de goûter (aussi) ses cakes, biscuits et autres gourmandises joliment présentées dans des vitrines.
Chaque année, la talentueuse pâtissière de l’hôtel Prince de Galles, Hélène Kerloeguen, rend hommage au design de cet hôtel classé. Pour Noël 2025, elle décline dans sa bûche ovale les motifs des vitraux art déco du 6e étage de l’hôtel, visible depuis le Patio. La ferronnerie d’art, au cœur de son inspiration, se retrouve ici sous forme de tuile noire, ornée de motifs géométriques. Elle a même façonné les côtés de la bûche, avec un effet texturé, comme les pierres de taille qui ont servi à la construction de l’hôtel - identiques à celles de l’Arc de Triomphe. Sur une base croustillante praliné pécan, sa recette inclut un biscuit pécan, une compotée poire parfumée à la bergamote, enveloppée d’une mousse légère à la bergamote.
La très créative Nina Métayer signe cette année une pièce de Noël exceptionnelle : un ornement de sapin ouvragé en chocolat XXL comme si on était tombé dans la potion d’Alice au Pays des Merveilles... la pièce pèse près d’1,7kg ! Elle fait office de centre de table pour sublimer les repas de fêtes avec sa sphère en chocolat au lait et ses motifs colorés peints à la main. Autres surprises cachées dans le socle de l’ornement, avec 20 petits chocolats à partager. Et au milieu se cache l’entremets composé d’un sablé croustillant, d’un biscuit moelleux façon pain d’épices, de zestes d’orange et de citron, d’épices de Noël, de miel de fleurs, d’une compotée de mandarines confites et de fruits de la passion, d’un crémeux à l’infusion de clous de cannelier et vanille de Madagascar, d’un ganache au miel de châtaigner.
L’univers du pâtissier Eddie Benghanem est toujours régressif, ludique et… ses recettes plus que délicieuses ! Pour les fêtes 2025, il signe cette Étoile d’hiver, un sapin stylisé en chocolat entouré de petits oursons à croquer. L’entremets, lui, se cache au pied du sapin, sous une fine coque de chocolat au lait. A l’intérieur, une crème légère aux deux vanilles et une namelaka, une crème au chocolat au lait crémeux caramel à la fleur de sel, le tout sur un biscuit crumble croustillant aux céréales.
Inspiré des personnages emblématiques du ballet de Casse-Noisette, la toute première bûche de l’hôtel, signée de la prometteuse Myriem Alt Yala conjugue des saveurs d’hiver : pain d’épice moelleux, croustillant de pain d’épice, insert de poire, et mousse au miel.
Première bûche pour Abra, la pâtisserie parisienne de Tal Spiegel, qui a ouvert ses portes il y a quelques mois à peine, frappe très fort les esprits avec cet inédit : un plan de Paris, où chaque arrondissement devient une part (bon, certes, inégale !) à se partager. La recette se veut gourmande : sur une base de croustillant amande-sarrasin, un biscuit moelleux sarrasin, une brunoise aux poires façon tatin nappée d’un caramel aux épices de Noël et une mousse à la vanille.
Un adorable chalet en chocolat au lait du Pérou décoré de petits volets, de bretzels, de nœud rouges sous un toit enneigé en chocolat blanc, entouré de sapins recouverts de poudre pistache et d’un bonhomme à croquer comme dans un conte des frères Grimm… L’entremets est composé d’un glaçage noir intense, d’une mousse au chocolat au lait du Pérou, d’un crémeux caramel à la fève tonka, d’un cœur praliné bretzel et d’un biscuit, sur un une base croustillante aux bretzels pour un effet sucré-salé.
Le chef Arnaud Demerville et son équipe de pâtisserie signent non pas une mais deux bûches en hommage aux costumes en plume du Moulin Rouge de la revue Féérie. On ne le sait pas assez, mais le Moulin Rouge est aussi une très bonne table qui sert chaque soir d’élégants mets pour accompagner ses spectacles. Les bûches rendent chacune hommage au lieu et aux rues adjacentes, la rue Blanche et la rue Lepic. Plume Blanche est composée de ganache soyeuse à la noix de coco, confit mangue-passion, d’un biscuit moelleux, d’un croustillant et mousse aérienne tandis que la Plume Lepic décline des saveurs de Gianduja aux noisettes du Piémont et citron de Menton. Les deux sont à déguster les yeux fermés !
Ce Voyage Extraordinaire - nom de la bûche de Noël - a été imaginé par le pâtissier Kévin Rabateaud avec le chef Frédéric Anton qui signe la carte du restaurant Jules Verne, doublement étoilé au Michelin et au 2e étage de la tour Eiffel. La bûche se métamorphose en lunettes d’observation, comme celles que l’on trouve en haut de la tour Eiffel. Sa recette est composée d’une délicate coque de chocolat blanc, légèrement épicée, d’un biscuit roulé à l’orange sanguine, d’un crémeux aux agrumes vanillés, d’un confit de yuzu, d’une mousse aux épices de Noël et au miel de Châtaignier, et de décors en chocolat au praliné et zestes de bergamote. Tout un programme !
La collection d’hôtels Evok rassemble de beaux hôtels contemporains : le Brach Paris - designé par Philippe Starck- dans le 16e, Nolinski à Opéra et la Cour des Vosges dans le Marais. Le tout nouveau pâtissier du groupe, Fabien Emery, s’est inspiré de l’univers de la joaillerie pour sa première bûche signature flocon précieux. Ce champion d’Europe de sucre d’art y a mis sa touche personnelle avec ce flocon sculpté comme une œuvre. Sur une pâte sablée vanille, on découvre un praliné croustillant et un biscuit moelleux et une crème onctueuse noix de pécan, des éclats de mendiants, et une ganache montée à la vanille de Madagascar, le tout repose sur une tablette de chocolat au lait et mendiants.
C’est l’un des plus récents hôtels parisiens ! Maison Delano reprend l’esprit décontracté et chic de sa première adresse, le Delano Miami Beach ouvert en 1995 et designé par Philippe Starck. Comme il était d’habitude d’offrir une pomme à chaque hôte à South Beach, Enzo Ohayon avec le chef Paolo Minelli ont eu l’idée de sublimer le fruit et d’en faire un trompe-l’œil XL entouré d’une coque de chocolat blanc. En réalité, l’entremets cache une ganache vanille Bourbon, jus réduit de pomme reinette au cidre, un praliné aux noix de pécan, une compote de pommes Gala et caramel au beurre salé. L’illusion est parfaite !