Jeux de Paris / Sport

Le BMX freestyle à Paris

Sport apprécié des amateurs de sensations fortes, le BMX freestyle promet d’électriser le programme des Jeux olympique de Paris 2024

Découvrez le BMX freestyle, sport spectaculaire au programme des Jeux olympiques de Paris 2024 : les origines de ce sport urbain, les règles, où le pratiquer à Paris...

BMX freestyle : présentation de la discipline

Le BMX freestyle est indissociable de son illustre aîné, le BMX racing. Né dans les années 1960 en Californie, le BMX racing est une course de vélos sur une piste - appelée « race » - composée de creux et de bosses. Le sport se développe rapidement et des compétitions voient le jour. Fin des années 1970, toujours aux États-Unis, certains riders - et notamment sous l’impulsion du californien Bob Haro - ne se contentent pas d’aller le plus vite possible : ils se mettent à effectuer des figures avec leur vélo au niveau des bosses. Le BMX freestyle est né.

Ce sport spectaculaire, où les riders multiplient des figures à plusieurs mètres de hauteur, gagne très rapidement en popularité aux États-Unis. Les amateurs, comme les plus chevronnés, se retrouvent dans les skateparks, habituellement réservés aux skaters. Ils s’approprient également la rue et ses marches, rambardes et rampes, particulièrement propices aux tricks et des figures à la fois techniques et artistiques. A l’image du BMX racing, des tournois sont rapidement organisés, d’abord à un niveau local puis international, avec la création de la première Coupe du monde de BMX freestyle, en 2016.

Alors que le BMX racing fait ses débuts en 2008 à Pékin, en Chine, l’histoire olympique du BMX freestyle commence en 2021 aux Jeux de Tokyo, au Japon. 18 athlètes féminins et masculins ont pris part à cette première.

Aux Jeux de Paris 2024, 12 femmes et 12 hommes s’affrontent dans un skatepark conçu pour la pratique du BMX freestyle. Les épreuves se déroulent en deux temps :

  • Dans un premier temps, chaque athlète dispose de deux runs d’une minute pour réaliser les plus belles figures sur les obstacles de l’enceinte. Aucun athlète n’est éliminé. L’objectif est d’obtenir la meilleure moyenne des deux runs pour finir en tête du classement, et ainsi avoir le droit de passer en dernier lors de la phase finale, un avantage qui permet d’observer ses concurrents avant de se lancer sur la piste
  • Dans un second temps, en finale, les athlètes doivent également effectuer deux runs mais seule la meilleure note des deux tentatives est prise en compte pour arrêter le classement de la finale et couronner les champions olympiques.

La note est déterminée par cinq juges. Ils évaluent, de 0 à 100, la qualité des runs selon des critères variés :

  • la difficulté des figures
  • l’amplitude des sauts
  • le style des enchaînements
  • l’exécution des runs
  • la créativité

Lors de leur première olympique, à Tokyo, les épreuves de BMX freestyle ont consacré la Britannique Charlotte Worthington, chez les femmes et l’Australien Logan Martin, chez les hommes. A Paris, ils sont de nouveau les favoris de la compétition mais la concurrence est rude ! Kieran Reilly, champion du monde en 2023 pour la Grande-Bretagne, est à surveiller, tout comme l’Américaine Hannah Roberts, leader incontesté chez les femmes, quintuple vainqueur des Championnats du monde, dont l’édition de 2023.

Sur le plan matériel, un vélo de BMX n’est pas le même qu’un VTT ou un VTC. Imaginé pour être plus mobile et maniable, il est plus petit et ne dispose pas de vitesse. Une barre est disposée au niveau des roues arrière pour y poser ses pieds lors des figures, son guidon est beaucoup plus haut, les roues sont plus petites… Tout est fait pour optimiser la pratique du BMX.

Les lieux où pratiquer le BMX freestyle à Paris

© Stéphane Laure

La Ville de Paris propose une offre importante d’équipements à destination des sports urbains. Il en résulte la création d’une dizaine de skateparks gratuits, répartis dans toute la capitale. Certains d’entre eux sont à l’extérieur, comme le skatepark du Parc Clichy Batignolles Martin Luther King (17e), d’autres se fondent avec la rue, à l’image des rampes et des pyramides de la place de la République (3e), alors que l’Espace de glisse parisien 18 (18e) propose 3 200 m² de glisse dans le plus grand espace couvert… en France !

Et pour ceux qui souhaitent bénéficier de cours de BMX freestyle, le Paris BMX Club dispense des cours payants pour les adultes comme pour les enfants, dans les 14e et 18e arrondissements de Paris.

Et parce que les Jeux de Paris 2024 dépassent le cadre du sport, rendez-vous à SPOT24, notre lieu multiforme inédit dédié aux nouvelles disciplines olympiques. Installé près de la tour Eiffel, SPOT24 propose notamment une exposition constituée de pièces du musée olympique de Lausanne ainsi que des créations originales mais également des animations, battles, initiations sportives consacrés - entre autres - au BMX freestyle.

Le site olympique du BMX freestyle aux Jeux de Paris 2024

© Paris 2024

A l’image d’autres disciplines urbaines, comme le breaking, le BMX freestyle investit la place de la Concorde (8e) lors des épreuves des Jeux de Paris, les 30 et 31 juillet 2024. Les meilleurs riders du monde se retrouvent au cœur de Paris, près du Jardin des Tuileries et en plein air au sein d’un skatepark temporaire, imaginé pour l’occasion.

Anthony Jeanjean, le Français à suivre du BMX freestyle

© Paris je t'aime

Il collectionne les médailles et est l’une des meilleures chances françaises aux Jeux de Paris 2024. Anthony Jeanjean, ce sont trois titres de champion de France (2019, 2020 et 2022) et une suprématie sur le BMX freestyle européen. Depuis la première édition du Championnat d'Europe de BMX freestyle park, en 2019, Jeanjean a toujours occupé le podium avec trois médailles d’or (2019, 2021 et 2022) et l’argent en 2023. Aux Mondiaux de 2022, il termine deuxième de l’épreuve. Un palmarès hors norme !

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