Deux personnes composent l'équipe de l'office de tourisme de Châtenay-Malabry : la Responsable de la structure et la Chargée de promotion du territoire.
Dans cette série de portraits d'offices, la Métropole du Grand Paris et Paris je t'aime mettent en lumière des offices de tourisme métropolitains pour mettre en avant leur engagement et dévoiler les réalités et les enjeux du territoire et du terrain.
Découvrez le portrait de Châtenay-Malabry !
Si vous deviez parler des compétences qui sont essentielles à la vie et au bon fonctionnement de l’office de tourisme, lesquelles retiendriez-vous en priorité et pourquoi ?
Anaïs Bury : "Dans les offices de tourisme, il y a le service accueil, le service communication, le service événementiel, etc. Pour des petites structures comme la nôtre, ces différents services n’existent pas en tant que tel, mais on les retrouve sous forme de missions. A Châtenay-Malabry en l’occurrence, nous sommes deux à les assurer, donc je dirai que la première des compétences pour notre office, c’est évidemment la polyvalence”.
Anaïs et Milène s’accordent à dire que cette polyvalence alimente deux aspects essentiels de leur métier : accueillir et promouvoir. Si l’accueil est la fonction première d’un OT, la capacité à communiquer est aussi incontournable. Milène évoque le back office, animé par la recherche d’une programmation de visites toujours plus riches, et la création de nouveaux formats de contenus vidéos, pensés pour valoriser les acteurs locaux et s’adresser à d’autres cibles de visiteurs.
Quels sont les grands objectifs que vous portez pour l’avenir de l’office de tourisme ?
La réponse tient en un mot : développer.
“Déjà, poursuivre l’animation du territoire, en renforçant et en diversifiant les événements qu’on porte déjà. Mais il faut dire qu’on s’emploie aussi à développer l’offre de tourisme de nature. Puisqu’en fait, à Châtenay-Malabry, 50% du territoire est composé de parcs, on l’appelle d’ailleurs la “Ville parc”. Donc on souhaite réellement travailler au développement de ce patrimoine arboré, naturel. Et ça passe notamment par l’intégration de cette offre au catalogue de visites patrimoniales qu’on propose déjà. On se renseigne sur les possibilités de se former à certaines thématiques liées au patrimoine naturel, pour être en mesure de proposer de nouvelles visites qui correspondent à ce volet de l’identité de la ville.”
Milène complète les propos d’Anaïs en expliquant l’attention portée aux enjeux de communication. “On travaille de nouveaux formats vidéo, sur l’offre naturelle et culturelle, ou sur la valorisation des artisans du tourisme de la ville. Il faut s’adapter aux pratiques d’aujourd’hui, on crée des formats plus courts, incarnés, percutants, qui créent la curiosité et l’envie de venir. En fait, on travaille à développer ce qu’on peut trouver chez les plus grands offices du tourisme, mais on fait à notre échelle, et avec nos moyens”.
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Selon vous, à quoi doit ressembler le tourisme du Grand Paris ?
Anaïs Bury: “Pour moi, tout se joue autour des flux. Quand on regarde une carte, les flux restent concentrés dans le centre de Paris, autour des grands musées, des grands sites patrimoniaux, pourtant, on a d’autres grands sites culturels ailleurs que dans cette centralité. Donc la question c’est : comment s’échanger les touristes ?”
Châtenay-Malabry est situé entre Paris et Versailles et accueille une clientèle internationale qui vient s’y loger pour des raisons tarifaires. Pourtant, selon Anaïs, cette clientèle repart sans avoir découvert la Maison de Chateaubriand ou l’Arboretum, “c’est utopique, mais j’imagine un parcours thématique métropolitain, quelque chose de lisible et de fédérateur, où nos incontournables intègrent les incontournables parisiens, pour que les visiteurs restent et passent par tous les territoires”.
Dans un contexte de restriction des subventions, et devant des enjeux communs de promotion des territoires, Anaïs et Milène évoquent aussi la collaboration comme un vrai levier de transformation, pour accompagner les plus petits opérateurs du tourisme dans le développement de leurs destinations. "On relaie déjà ce qu’il se passe à Sceaux ou à Antony, mais on pourrait imaginer aller plus loin, de mutualiser des actions, proposer des choses ensemble, créer une vraie synergie entre les offices. On y pense, mais on est seulement deux, ce n’est pas notre priorité parce qu’on n'a pas le temps. Il faut que ce soit porté par de plus grands acteurs, comme la ville de Paris, ou la Métropole”.