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Jeux de Paris / Sport

Gueules de sport : Mounir Amhiln

La Rédaction Paris je t'aime -
Attaché à la capitale, le b-boy de Champigny-sur-Marne pourrait bien rafler l’or à domicile aux Jeux de Paris 2024

Une médaille symbolique pour le breaking français

A ses yeux, ce serait “assez symbolique”. Monter sur la première marche du podium, le 10 août 2024, au Parc Urbain la Concorde, au pied de l'Obélisque de Louxor, Mounir Amhiln marquerait là l’histoire de son sport à plus d’un titre. Il remporterait l’or olympique en France, à domicile, lui le natif de Champigny-sur-Marne, tout proche de Paris.

Il serait aussi probablement l’unique vainqueur des épreuves du breaking de l’histoire des Jeux. Comme il le dit lui-même, le breaking aux Jeux, ce sera “pour la première fois et dernière fois à Paris”. En 2028, aux JO de Los Angeles, aux Etats-Unis, le breaking fera déjà sa disparition.

Alors, pour Mounir Amhiln, en cas de qualification aux Jeux de Paris du 26 juillet au 11 août 2024, autant y aller à fond. D’autant que ce membre de l’équipe de France de breaking a un palmarès qui claque. 3 titres de champion de France, 2 fois vice-champion, et donc un statut à assumer à Paris.

La passion du breaking

Pendant la compétition, le b-boy français serait sans doute animé par un petit surplus de motivation, porté par son amour de la capitale française. Mounir Amhiln aime arpenter “les rues parisiennes” : “Ça fait toujours du bien de marcher dans un bel environnement”, et surtout, marcher “adoucit un petit peu avant l’effort”.

Pour s’entraîner, justement, son spot, c’est le Centquatre, centre culturel du nord-est de Paris, “un lieu emblématique et porteur de la culture hip-hop”. Cette immense halle offre un drôle de melting pot, où les visiteurs des expositions peuvent admirer, entre deux visites, les prouesses de dizaines de danseurs.

© Paris je t'aime

Car toutes les occasions sont bonnes pour partager la passion du breaking, une discipline plutôt confidentielle en France. Grâce à la Ville de Paris, Mounir Amhiln part régulièrement à la rencontre de classes de primaire et de collège, l’opportunité de “faire découvrir au plus grand nombre la discipline”.

Mais il le sait sans doute : la meilleure publicité possible pour le breaking, c’est un Français avec une médaille autour du cou pendant les Jeux. Mounir Amhiln peut y croire. En attendant, il a imaginé le moment d’après, et là encore, son lien avec Paris ne se dément pas : “Après avoir décroché une médaille, pourquoi pas rentrer en RER, ce serait sympa.”

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